Je me définis comme une artiste plasticienne, car je ne me limite pas au dessin ou à la peinture. Je travaille avec différents médiums et j’aime explorer l’ensemble des arts plastiques. Autodidacte, je crée depuis l’âge de six ou sept ans, au contact de ma mère. Je n’ai pas suivi de cursus artistique, mais j’ai appris auprès d’autres artistes. Depuis un an, je suis quand même inscrite aux Beaux-Arts de Poitiers. J’y nourris certaines techniques et, surtout, je continue d’apprendre, car l’apprentissage fait partie intégrante de ma pratique. Ma pratique est pour moi un espace de liberté et d’expérimentation. J’aime détourner les médiums et jouer avec les émotions et le vivant. Les femmes et les animaux sont des sujets qui reviennent souvent dans mon travail.

Je milite pour l’accès à l’art et aux pratiques artistiques pour toutes et tous. Je souhaite faire tomber les idées reçues autour de l’art et les peurs de créer que beaucoup de personnes peuvent ressentir. Je veux participer à une forme de démocratie artistique, notamment pour les personnes les plus sensibles. Pour moi, la pratique artistique ne doit pas être réservée à une minorité. L’art est un espace de liberté, où chacune et chacun peut s’exprimer, raconter et expérimenter. Cette pratique me fait tellement de bien que je pense que tout le monde devrait pouvoir avoir accès à ce type d’espace.

C’est pour toutes ces raisons que le projet du Pôle du Tison me parle beaucoup. J’ai envie de m’y investir pleinement et sur le long terme. Je souhaite notamment proposer plusieurs créneaux d’atelier dans la semaine. Je veux aussi m’impliquer dans le projet de recherche scientifique autour des effets de la pratique artistique. Je suis formée à l’art-thérapie et je suis très attachée à la reconnaissance de cette discipline. J’ai envie de montrer les bénéfices réels et immenses d’une pratique artistique. Je tiens également à valoriser le travail des personnes qui participent aux ateliers. J’aimerais les accompagner à montrer leurs œuvres, notamment à travers des expositions. C’est possible au Pôle du Tison, puisque nous participons toutes et tous à la programmation et à la vie du lieu.

Pour moi, l’art est un vecteur de lien entre les personnes, avec ou sans paroles. C’est une pratique commune à toute l’humanité. Elle permet de rassembler des publics qui ne se rencontrent pas forcément. Plus on connaît, moins on a peur, et l’art peut rendre cela possible.

J’espère que le Pôle du Tison pourra inspirer la société de demain, bien au-delà du monde du handicap. Avec l’équipe, nous réfléchissons à une organisation de travail innovante. Les métiers s’y croisent et travaillent ensemble pour faire avancer le projet. C’est un vrai défi, et si nous y arrivons, ce sera un beau modèle de collectif qui servira la visibilisation des handicaps.

Retrouvez toutes les informations sur la pratique de Louise sur sont site web : https://coranima.fr/, « tout son coeur et toute son âme » et en passant nous voir au Pôle du Tison.

Aller au contenu principal